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100 % Kabyle
jeudi 27 décembre 2007, a 21:30
Une des plus grande chanteuse kabyle : Nouara

 
848_1535.jpg La chanteuse kabyle a exprimé par sa voix, depuis qu'elle a pu le faire publiquement, la condition de la femme de Kabylie reléguée par l'ordre patriarcal dans un statut social subalterne, transmis depuis toujours par la coutume jusqu'à ce que l'Etat codifie en 1984 cette oppression dans un texte, le Code de la famille.

De l'Algérienne des années 50, paysanne, épouse d'émigré, gardienne des valeurs qui organisaient sa propre sujétion, jusqu'à la femme lettrée du 21e siècle qui se bat pour être légale de l'homme en droits et en devoirs dans une société démocratique, un demi-siècle d'évolution et de luttes féminines  est passé. Un ouvrage en apparence anodin, mais néanmoins précieux, paru en 2001 aux éditions Akili de Tizi Ouzou, sous le titre La chanteuse kabyle, retrace sur cinq décennies à travers le corpus des chants de six femmes, les jalons et les repères de cet itinéraire libérateur. Dans notre société à culture orale, c'est la chanson qui a déchiré le voile du silence.
La femme n'avait que ses cordes vocales pour fredonner les inénarrables douleurs de l'oppression, et dire avec de simples mots, les maux qui lui rongent l'âme  et le corps. Les chanteuses ont porté dans la rue et diffusé sur les ondes, ce cri solitaire murmuré en sourdine, ce "chant de la meule et du berceau" comme le désignait la grande cantatrice Marguerite Taos Amrouche.
Depuis le fameux "Bqa âla khir a y Akbou" de Chérifa, cri de rupture symbolique avec le monde médiéval où la femme valait souvent moins cher qu'une vache jusqu'au "Voile du silence" le brûlot de la chanteuse Djura, travail pour lequel entre autres, elle reçut l'insigne de Chevalier de l'Ordre du mérite de l'Etat français, la chanson kabyle a constitué le principal aliment de la mémoire culturelle locale. Par son interprétation, sa voix, son engagement, la chanteuse kabyle a été le témoin privilégié et souvent l'acteur de cette évolution. Réalisée, à l'origine dans le cadre d'une recherche pour l'obtention du magister de langue et culture amazighes, la thèse de Hassina Kherdouci, chargée de cours à l'université de Tizi Ouzou, est finalement parue en livre au grand bonheur des amoureux de la poésie féminine d'expression kabyle. Cette compilation constitue déjà un incontournable document pour les artistes et les chercheurs dans le monde de l'art.
L'universitaire a donc choisi six figures emblématiques de la chanson kabyle, six femmes qui chacune à sa façon, à des périodes différentes mais complémentaires se sont réappropriées le pouvoir de dire, traditionnellement réservé à l'homme, en dénonçant le statut d'infériorité dans lequel était tenue la femme.
Hnifa et Cherifa, sont choisies parmi les nombreuses pionnières de la chanson féminine qui ont réussi le tour de force de se faire une place en tant qu'artistes à la radio parmi les hommes dans les années 50. Nouara, la chanteuse des années 60, a prêté sa voix au message féministe de l'après-guerre, au moment où les esprits rétrogrades voulait remettre entre les murs la femme qui venait, aux côtés de l'homme, de libérer la nation de 130 années de colonisation.
Malika Domrane, la femme révoltée contre un ordre familial rigoriste, bravant la mise en quarantaine de son père, incarne le "Je" féminin, la femme qui a désacralisé l'espace masculin en osant s'asseoir dans Tajmaât, l'agora des hommes, et prendre place à la table d'un café avec les jeunes du village kabyle. Le choix de la chercheuse universitaire s'est porté sur la chanteuse Djura, l'aînée des sœurs du groupe "Djurdjura", ces chanteuses de l'émigration algérienne en France qui affrontent d'autres contradictions, d'autres valeurs dans un mode de vie où le chant féminin porte pourtant le même message libérateur. Dans les années 90 Massa Bouchafa, avec sa chanson engagée, s'inscrit dans la lignée des pionnières qui ont arraché le droit d'exister en tant qu'artiste, en tant que femme libre.

 

"Déchirer le voile du silence"


Au regard du statut social personnel de chacune de ces femmes-artistes, nous mesurons tout le chemin parcouru et les résultats concrets de l'engagement des chanteuses dans la douloureux combat de l'émancipation. Ainsi, Hassina Kherdouci constate que Cherifa l'artiste révoltée des années 50 est une femme divorcée avec un enfant adoptif. Tout comme l'était Hnifa jusqu'à sa mort en exil. Nouara, la diva des années 60, est restée célibataire, alors que les chanteuses des années 80 comme Malika Domrane et Djura sont des mères de familles vivant avec leurs maris.
L'engagement de ces femmes dans le combat de la dignité a obligé la société à changer de regard par rapport à l'artiste féminin, au point de voir dans le cas de Massa Bouchafa, le mari encourager sa femme dans l'accomplissement de sa vocation de chanteuse. Parmi les premières femmes à casser le tabou des tabous, oser chanter en public dans les années 50, l'auteur a choisi Cherifa et Hnifa, archétype de la marginale qui a défié un ordre social primitif et brutal dans lequel la femme était un véritable animal.
Pour l'époque faire intrusion dans le monde des hommes et prendre la parole par le chant était inconcevable. Chanter sa condition misérable était un pas de géant accompli par la femme dans la voie de sa libération, et chanter l'amour constituait un coup de semonce pour la société puritaine où le rôle social de la femme n'était surtout pas celui-là ! Dans cette société qui voyait dans l'art une forme de prostitution, dans la chanteuse une débauchée, Cherifa et Hnifa ont su montrer par leurs poèmes, les non-dits et remettre en question une morale puritaine qui justifiait par des arguments sexistes toutes les misères qui frappaient la femme en priorité.
Durant la décennie 60, Nouara, l'élève de Chérif Khadam et l'interprète de textes révolutionnaires comme ceux du poète Ben Mohamed, demande des comptes à l'homme et surtout aux poètes qui ne voient dans la femme que sa beauté, reproduisant les règles qui enterrent ses droits. "Allume la lampe et regarde-moi, tu m'as longtemps laisse dans l'obscurité", résumera-t-elle dans l'une de ces envoûtantes mélodies. C'est à Malika Domrane qu'échoit le rôle de représentante de la chanson revendicative de la fin des années 70, le temps de l'affirmation identitaire. En s'adressant à l'homme elle dit : "Ö Azouaou, je suis heureuse d'être la fille des Imazighéns, ceux-là dont le nom est célèbre". Elle délivre également, en chantant les textes de Mohia, le message de la femme préoccupée par le sort des siens, de sa langue, de son pays, mais surtout les détails de l'oppression subie par la femme dans la société kabyle qui n'est pas aussi démocratique qu'on a tendance, par une certaine indulgence coupable à le faire croire. Selon H. Kherdouci, la chanson kabyle féminine a connu sa plénitude en exil. Avec le groupe Djurdjura, la chanson porte tous les thèmes du drame culturel vécu par l'émigré en général et la femme ne particulier : le déracinement, le racisme, la déculturation.
Dans un espace autre que celui de ses origines, la chanteuse dénonce la xénophobie et le statut de femme-objet, tout en exprimant l'appartenance à une culture et des valeurs universelles qui font que la Kabyle est une femme comme toutes les citoyennes du monde. L'ouvrage de Hassina Kherdouci a le mérite de réunir, dans un continuum poétique, cinq générations de chanteuses qui ont bravé chacune dans son contexte, les tabous et les règles qui instituaient l'asservissement de la femme. Elles ont prêté leur voix à l'espérance féminine.
Elles ont chanté la tendresse et l'amour, mais aussi l'engagement, le sacrifice, le combat pour la liberté. Pour paraphraser Kateb Yacine nous dirons "qu'une femme qui chante sur les femmes vaut son double pesant de poudre".

 

Source : www.depechedekabylie.com

Rachid Oulebsir

 



samedi 15 décembre 2007, a 23:59
Concert 100% kabyle ZENITH le 6 janvier 2008

Adresse: 

Le Zénith de Paris, Parc de la Villette 75019 Paris

 

Téléphone: 
01 43 46 82 88
 
Métro: 
Porte de Pantin (Ligne 5)
 
Infoline: 

01 43 46 82 88

 

Acces bus: 

Ligne 75, Ligne PC, Ligne 151

 

 

mardi 25 septembre 2007, a 21:04
Clip Amirouche " A yemma yemma"

 



lundi 10 septembre 2007, a 11:57
Sihem Stiti : Clip "A YEMMA"

 



samedi 18 août 2007, a 13:50
Vidéo du Grand Artiste Farid Ferragui

 

 

Je n'ai pas le titre de cette chanson, si vous la connaissez, n'hésitez pas à me l'indiquer.

 

Merci.



mardi 14 août 2007, a 16:07
Vidéo en live du Grand Lounis Aît Menguellet

 

 



dimanche 29 juillet 2007, a 10:49
BRAHIM SACI

 

 

Pour faire écho à tous les commentaires sur le blog, je prends l'initiative de publier un article sur Brahim Saci.

 

Je dois avouer que c'est un chanteur que je ne connaissais pas (désolée), je l'ai découvert grâce à un commentaire sur mon blog.

 

Je vous encourage tous à visiter son site internet, qui je dois le dire, est vraiment TRES BIEN FAIT, et très enrichissant. Ses textes sont extrêmement émouvants.

 

Son site internet : http://www.brahimsaci.com/home.html

 

BRAHIM SACI


Auteur, compositeur, interprète algérien, d’expression berbère de Kabylie.

Brahim Saci est né en Algérie, dans un village de Kabylie, Tifrit Naït Oumalek, village célèbre sous la protection du très vénéré Saint Sidi M'Hamed Oumalek.
La tradition rapporte que le Saint Sidi M'Hamed Oumalek s’y est établi probablement vers la fin du XIVème siècle. Brahim Saci est l’un de ses descendants.

Jusqu’à l’âge de 10 ans, il passa une enfance heureuse au village. Puis il  partit rejoindre son père à Paris . Brahim Saci suit sa scolarité à l’école primaire Eugène Varlin, au collège Gustave Courbet à Pierrefitte, puis au lycée Paul Eluard à Saint-Denis.

Déjà poète adolescent, s’inspirant de Baudelaire (1821-1867), de Rimbaud (1854-1891) et de Nerval (1808-1855), il remporta des prix aux concours de poésie organisés par le lycée Paul Eluard.
Très tôt il a baigné dans les Arts, bercé par les chants berbères que fredonnaient sa grand-mère et sa mère.
Déjà enfant, il était fort doué en dessin, il devint des années plus tard, dessinateur, caricaturiste, métier qu’il pratiqua durant ses voyages en Allemagne, en Suisse, en Autriche, qu’il continue à pratiquer à Paris.

Après un Baccalauréat littéraire, philosophie, langues, il entame des études universitaires à l’Université Paris VIII, à Saint-Denis. Après une licence, langues étrangères appliquées, affaire et commerce, et une maîtrise en anglais, traduction scientifique et technique, il se passionne pour la musique et approfondit l’écriture

Il devint alors Auteur, Compositeur, Interprète d’expression franco-berbère de Kabylie.
Animateur à Radio Beur en 1992, à Radio France Maghreb en 1995, de 1993 à 1997 il présente des rubriques littéraires dans le domaine berbère à Bellovaque FM. A Beur FM de 1996 à 1997, à France Maghreb FM de 1998 à 2000, il présente des rubriques sur l’histoire antique des berbères.



mercredi 18 juillet 2007, a 21:53
Extrait d'un Gala de BOUYACOUB : Reprise d'une chanson de Matoub

 

J'ai eu un coup de coeur pour la voix de ce chanteur. Il  chante vraiment bien cette chanson, que je ne connaissais pas.



dimanche 01 juillet 2007, a 17:46
Sortie du Nouvel Album de M. Allaoua : "Tasertit"

 

Tasertit : le nouvel album 2007 de Mohamed Allaoua

 

Avec AKFADOU, le « phénomène Allaoua » se propage donc et l’artiste devient une nouvelle star internationale de la chanson kabyle. Son dernier concert du 7 janvier 2007 au Zénith de Paris s’est révélé une réussite totale avec une salle « archi » comble.

 

Un succès qui se poursuit le 21 janvier à la Bourse du travail de Lyon avec encore une fois une salle pleine à craquer. Avec ses deux albums, « Ssar tamurt » et « A Sieqa » qui restent parmi les meilleures ventes dans la chanson kabyle, Allaoua est devenu un acteur incontournable de la scène musicale algérienne kabyle. Sa tournée en France s’est achevée à Marseille le 28 janvier pour retourner en Algérie et préparer son nouvel opus…

Ce nouveau petit chef d’oeuvre est enfin prêt, ce qui n’est pas pour déplaire à ses fans qui l’attendaient avec impatience ! Depuis ses débuts, Allaoua nous comble chaque année avec un album aux sons forts et aux rythmes riches et variés.

Chacun de ses albums a compté plusieurs tubes qui jouissent aujourd’hui encore d’une grande audience.

Allaoua remet cela avec un nouvel album, de 8 titres, riche en nouveautés musicales et thématiques.

Ce dernier nous ouvre les portes de son nouvel album avec un merveilleux prélude en hommage à sa bien-aimée qu’il surnomme tendrement « Tamghart-iw ». Après taazult-inu, taazizt-iw… (divers synonymes pour dire ma chérie), place à une certaine et délicate pudeur pour nommer celle qu’il aime. Cette chanson est une fabuleuse déclaration d’amour, comme Allaoua a toujours su les chanter. Déclarations d’amours qui apparaissent sous d’autres tournures dans le disque. Du rythme au slow, il utilise divers genres musicaux afin de faire une place importante à l’amour car Allaoua reste un romantique invétéré.

Il consacre également une partie importante aux musiques traditionnelles kabyles. C’est ainsi que l’on retrouve les tambourinaires (Ideballen) et des chants religieux inspirés des lieux saints d’Algérie que l’on nomme en kabyle Zawiya. Des lieux où l’on vient se ressourcer, où l’on vient chercher une guérison mais aussi la bénédiction et le pardon de Dieu. Allaoua nous transporte dans l’univers spirituel des Zawiya où l’on trouve bien souvent la sérénité et le remède à nos maux grâce à la musique…

Ses thèmes de prédilection qui demeurent l’amour, la jeunesse, et la culture berbère sont remis à jour.

On peut ainsi découvrir « Tasertit » une chanson pour le moins ironique concernant les politiques et les politiciens d’Algérie qui « se prennent pour des stars ». Allaoua nous embarque dans l’ambiance folle régnant dans les stades de football algériens pour pointer du doigt ceux qui s’enrichissent sur le dos d’un peuple parfois « crédule » « Zighen mazal-ik d bu nniya, kecci yettamnen tasertit ». Et pour finir, il nous relate une nouvelle forme de relations amoureuses, celles naissant par téléphone. On apprend à se connaître au téléphone, on tombe amoureux au téléphone sans ne s’être jamais rencontré, mais dès le premier rendezvous c’est la déception ! Et chacun retourne chez soi confus… « Nemyussan di tilifun, nemhamel di tilifun », « Di taggara mi-d nemlal […] Macci aken its mennagh, macci akken iyi-tmenna, segw’ assen ar ass-a ur d sawel ur d seqsagh ».

Dans cet album, la magie opère toujours autant avec Mohamed Allaoua. Entre émotion et rythmes déchaînés, nous en avons pour tous les goûts ! De plus, et c’est toujours la particularité de Allaoua, l’on peut facilement s’approprier les chansons qu’il interprète grâce aux termes poignants et simples à la fois qu’il emploie. Chacun d’entre nous peut s’identifier aux protagonistes de ses chansons et c’est ce qui permet d’entretenir cette forte relation du public avec leur artiste. « Tasertit » est un album entièrement à l’image de la personnalité humaine et artistique de Allaoua, qui nous offre, cette fois encore, ses sentiments et son coeur…

Nous pouvons dire, sans nul doute, que Allaoua reste la coqueluche de la chanson kabyle.

Mais la modestie est de rigueur chez lui et il sait rester simple et sympa. C’est indubitablement cette simplicité qui a fait, d’ailleurs, sa renommée. On aime les artistes simples mais de talents. Chez Mohamed Allaoua, Jeunesse rime avec Simplicité et Qualité, choses qu’il consomme sans modération.

 

« TASERTIT » 2007

 

1. Tamghart-iw : « Ma dulcinée » (Prélude)
2. Tamghart-iw : « Ma dulcinée »
3. Tasertit : « Les stars »
4. Taeyid dgi « Tu te lasses de moi »
5. Tilifun : « Téléphone »
6. Tislit Bw’nzar : « Je reviendrai vers toi »
7. Tettru : « Complainte amoureuse »
8. D laali zzehr-im : « La chanceuse »
9. Allah ay ahnin : « Bonté Divine »

 

 

Source : kabyle.com

lundi 25 juin 2007, a 20:39
Un des tubes de l'été 2007

 



mercredi 04 avril 2007, a 14:31
Concert Siham Stiti et Yasmina

 

 

Siham a fait la première partie du concert de Yasmina à Tizi Ouzou en Mars 2007.



lundi 26 février 2007, a 09:30
Vidéo Concert Yasmina à Bobiny

 



lundi 26 février 2007, a 09:09
Vidéo du Concert de Yasmina et Siham Stiti

 



lundi 26 février 2007, a 09:04
Vidéo du Concert de Yasmina et Siham Stiti

 



samedi 13 janvier 2007, a 14:09
CONCERT EXCEPTIONNEL DE YASMINA ET SIHAM STITI

 

DIMANCHE 11 FEVRIER  2007 à 16 H

 

Lieu :  Espace Reuilly

           21 Rue Hénard

           75012 Paris

 

Métro : ligne 8 Montgallet  

 

Prix de la place : 22 €

 

Je vous invite tous à venir à ce concert exceptionnel, Yasmina et Siham sont vraiement formidables sur scéne ! Un concert à ne vraiment pas manquer !



mardi 03 octobre 2006, a 21:16
Concert exceptionnel du grand chanteur Farid Ferragui

DIMANCHE 10 DECEMBRE  2006 à 16 H

 

Lieu :  Espace Reuilly

           21 Rue Hénard

           75012 Paris

 

Métro : ligne  8 Montgallet  

 

Prix de la place : 22 €

mardi 03 octobre 2006, a 21:05
Concert avec Nora At Brahim,Lakhdar Sennane, Medghacen

Grande soirée kabyle à la salle des fêtes de la mairie de Montreuil.

 

Samedi 14 octobre à 20h00 avec :  

Nora At Brahim, Lakhdar Sennane, Medghacen et le groupe Idebbalen 

 

Metro : Ligne 9 Mairie de Montreuil

 

Pour achetez vos billet : 

49 boulevard de la résistance

93100 Montreuil sous bois 

Info line : 01 48 57 73 24 / 06 23 0153 62

mardi 03 octobre 2006, a 20:57
Alilou en concert au Cabaret Sauavge le 06/10/2006

Prix de la place : 18 € prévente (Fnac, Virgin, Carrefour...)

                                 20 € sur place

 

Lieu : Cabaret Sauvage

            Parc de la Villette - 75019 Paris

            Métro : Ligne 7 : Porte de la villette

 

A partir de 21 h !

jeudi 14 septembre 2006, a 13:41
DJAMEL ALLAM

  En 1967, Djamel Allam a 21 ans quand il quitte sa Kabylie natale pour Marseille. Au théâtre du Gymnase, où il est machiniste, il côtoie Brassens, Moustaki, Bobby Lapointe, Patrice Chéreau, Marcel Maréchal et surtout Léo Ferré. 2 ans plus tard, il joue avec Bernard Lavilliers dans un cabaret du port de Marseille. Celui-ci l’encourage à "monter" à Paris, où Djamel se produit dans plusieurs cabarets de la rive gauche.

En 1975 il rentre en Algérie où il cumule les mandats. Djamel Allam travaille à la radio Chaîne 3 internationale et est en même temps directeur artistique du cabaret "La Voûte", à Moretti, en banlieue d’Alger. Il y invite Léo Ferré, Marc Ogeret et bien d’autres. Des son côté, il compose et interprète ses propres chansons en berbère. Il fait sa première scène, à Alger, en première partie du duo Arezki/Fontaine.

Son premier album « Arjouth » (laissez-moi raconter), produit en 1974 par Gille Bleives, remporte un très grand succès auprès des médias et du public. Djamel remplit les grandes salles de France et part en tournée en Europe et aux Etats-Unis. Entre 1978 et 1985, il sort 3 albums : « Les Rêves du vent » (78), « Si Slimane » (81) et « Salimo »(85). Il écrit des musiques de films et de documentaires, dont « la Goutte d’Or » de Daniel Duval, diffusé sur TF1. Il est aussi comédien pour le cinéma ("Fort Saganne").

En 1985, Djamel Allam retourne en Algérie et crée une société de spectacles, dans le but de mettre son expérience au service des jeunes artistes algériens. Il y reste 2 ans et ne retourne à Paris qu’en d’octobre 1988. Il y enregistre en 1992 l’album « Mawlud », témoignage douloureux des événements. Depuis, Djamel Allam n’avait enregistré que « Le chant des sources », en 1999, une sélection de ses plus belles chansons revisitées version acoustique.

Poussé sans doute lui aussi par le retour en grâce des musiques venues d’Orient, le poète kabyle refait surface et de la plus belle façon avec « Gouraya ». Cet album est concocté avec la complicité de son ami Safy Boutella, auteur, compositeur, interprète et arrangeur de grand talent. La voix pleine et chaude de Djamel Allam, la riche palette sonore qui lui sert d’écrin, font de « Gouraya » une incontestable réussite, ancrée au mieux entre tradition et modernité...tout un programme !

 

Discographie :

Gouraya, 2000 Le Chant des Sources, 1999 Mawlud, 1994 Salimo, 1985 Si Slimane, 1981 Les Rêves du vent, 1978 Arjouth, 1974

jeudi 22 juin 2006, a 12:37
Brahim Izri

  Né le 12 janvier 1954 dans la région de Beni Yani (ou At Yani), à Aït Lahsen, Brahim IZRI auteur, compositeur, interprète, a toujours été dans le monde de la musique.
En effet, Brahim est né musicien, bercé par les musiques et les chants des Zaouias. Au lycée, il faisait déjà parti d’un groupe qu’il avait nommé « Igudar » et dont il était l’un des membres fondateurs.
Nous l’avons tout d’abord connu en tant que guitariste du chanteur Idir dans le milieu des années 1970 qu’il quitta quelques années après pour entreprendre une carrière solo.
Après de nombreuses sorties d’album, Brahim IZRI connaît un véritable succès dans son retour sur le devant de la scène avec l’album « Lbudala » qu’il sort en 1995 avec des reprises de certaines chansons de 1986-1986 telles que « Ay ajuwaq », « Inid inid »...
Cet album connaîtra un franc succès grâce au titre « Cteddu-iyi » d’ailleurs repris par Idir. Quelques temps après un contact se crée entre Brahim IZRI et Maxime Leforestier et, en 1999 « Tizi-Ouzou » sort avec un superbe trio : Brahim IZRI, IDIR et Maxime Leforestier. Chanson encore une fois reprise pour le compte du chanteur Idir dans l’album « Identité ».
On retiendra également de Brahim IZRI l’homme au grand cœur, le frère toujours présent pour ses frères et sœurs algériens subissant l’injustice de la vie : Babelouad, Boumerdès.
On se souviendra encore et encore du texte poignant qu’il interpréta en kabyle aux côtés de ses amis artistes pour « Algérie mon amour » à la demande de son ami BAAZIZ.
Plus déterminé que jamais l’engagement de Brahim IZRI se révèlera sur tous les fronts où la liberté, la démocratie, la femme, la culture, la paix sont menacées.
Avec « Algérie Lecture de Femmes » Brahim IZRI était là pour faire connaître justement la Plate-forme d’El kseur, pour demander l’abrogation du code de la famille afin de servir la lutte des femmes mais aussi de servir le combat des Aarchs en demandant la libération de Bélaid Abrika et de tous ses compagnons.
Brahim IZRI fût le seul artiste à avoir réunit une pléiade d’artistes kabyles, arabes, français, israéliens... pour se joindre à lui dans cet engagement.
Brahim IZRI, celui qui avait soif de savoir, de justice, de liberté et qui a su donné beaucoup d’amour à autant de personnes, était atteint depuis quelques années déjà d’une maudite maladie qui nous l’a arraché un soir de 3 janvier 2005 à l’hôpital Hôtel Dieu...
Mais Brahim est parti la conscience tranquille en laissant deux charmants enfants à sa hauteur sur lesquels il a beaucoup compté et comptera toujours, où qu’il soit, avec des amis qui l’ont soutenu jusqu’au bout et un album qu’il a enregistré et que nous découvrirons pour notre plus grande joie et honneur très prochainement.
Brahim IZRI n’est pas parti sans rien laissé. Maintenant c’est à nous de préserver tout ce trésor pour sa mémoire mais aussi pour nous.

mercredi 17 mai 2006, a 12:49
Concert Eternelle Kabylie le 27 et 28 mai 2006!

 

jeudi 04 mai 2006, a 22:30
Rabah Asma

Que Dire sur le Grand Rabah Asma.... Qu'il est l'un des artistes kabyle qui exprime le mieux ce que ressentent les jeunes.

 

Voici quelques liens où vous pourrez lire des articles concernant Rabah.

 

http://www.algerie-dz.com/article2884.html

 

http://www.algerie-dz.com/article2717.html

 

lundi 24 avril 2006, a 22:26
Aït Menguellet & Akli Yahiaten au Zenith le 7 mai 2006

 

Le 7 mai 2006 à 16h30, le Zenith accueilera le concert d' Akli Yahiaten et d'Aït Menguellet, 2 ténors de la musique Kabyle. Un concert à ne pas manquer !

 

Infoline : 0825 670 670 (0,15€/min.)

 

Prix de la place : 33 € (Fnac/Carrefour/Virgin/Auchan)

 

Metro 5, Porte de Pantin.

jeudi 20 avril 2006, a 08:52
Gala à Bobiny le samedi 22 avril 2006

Le Collectif Amazigh de Bobigny organise un concert à   l’occasion du Printemps Berbère à Bobigny avec Ferhat, Oulahlou, Yasmina, Zedek Mouloud, et bien d’autres artistes le 22 avril 2006 à 19h00.

 

Salle Pablo Neruda

31 Avenue du Président Salvador Allende

93000 BOBINY

Métro 5, Bobigny-Pablo-Picasso

 

SUR RESERVATION AU 06 15 52 04 88

 

Entrées : adultes : 20€  / enfants de 5 à 12 ans : 10 €                

mercredi 19 avril 2006, a 12:27
Slimane Azem

 

Poète et chanteur kabyle né le 19 septembre 1918 à Ag°ni Ggeghran et mort à Moissac (Tarn et Garonne) le 28 janvier 1983. Slimane Azem arrive en France dès 1937 et entame une immersion précoce dans les tourments de l'exil. Sa première chanson : a Mûh a Mûh consacrée à l'émigration paraît dès le début des années 1940, elle servira de prélude à un répertoire riche et varié qui s'étend sur près d'un demi-siècle.

Du point de vue de son contenu, ce répertoire présente des ressemblances frappantes avec celui de Si Mohand, grand poète kabyle du XIXe siècle. Dans un contexte socio-historique différent, Slimane Azem a, en effet, représenté pour le XXe siècle ce que Si Mohand fut pour le siècle dernier : le témoin privilégié d'un monde qui vole en éclats, d'une société dont les assises ont été ébranlées en profondeur et dont les valeurs vacillent - même si quelquefois elles se raidissent - face à celles, implacables, du système capitaliste. Le répertoire de Slimane Azem est donc - à l'image de la société qu'il traduit - traversé en profondeur par ces bouleversements; sa thématique est, à cet égard, tout à fait significative. Sur les soixante-dix chansons recensées en 1979 (cf. Slimane Azem : Izlan édité par Numidie Music) et qui composent ce répertoire, plus de la moitié sont consacrées à ce renversement de valeurs avec des titres très évocateurs Ilah ghaleb, Kulci yeqleb  : Ô Dieu, tout est inversé Zzman tura yexxerwed  : les temps sont, à présent, troublés Terwi tebberwi  : tout est sens dessus-dessous.

Dans ces chansons du chaos, zik (autrefois) est fondamentalement opposé à tura (aujourd'hui). Dans cet ouragan qui déferle, rien n'échappe au tourbillon : c'est le règne du «ventre», c'est-à-dire des intérêts bassement matériels, de l'argent (idrimen), de l'égoïsme, etc. au détriment de l'honneur (nnif), de la solidarité agnatique (tagmat). Cet éclatement charrie tout son cortège de maux, de misères dont : la paupérisation, l'alcool (a hafid a settâr , berka yi tissit n ccrab ), etc. face à l'alcool, Slimane Azem oscille toujours, au même titre que Si Mohand, entre la transgression et le repentir.

Enfin devant la force de l'avalanche cèdent aussi les rapports entre les sexes, rempart ultime de l'édifice social, et Slimane Azem de décrire, tantôt avec humour, tantôt avec une ironie caustique, ces hommes sur lesquels les femmes arrivent à avoir de l'ascendant (lalla mergaza d win terna tmettût : dame omelette qui est dominé(e) par sa femme).

Car ce sont bien les valeurs de la société traditionnelle que Slimane Azem défend, au besoin en évoquant Dieu à grand renfort; la dimension religieuse - sans être dominante - est incontestablement présente dans son répertoire.

Cependant, cette description d'un monde quasi apocalyptique - bien que récurrente - n’a pas l'exclusivité dans l'oeuvre de Slimane Azem; il était et il reste pour toute une génération de Kabyles - par dessus tout - le poète de l'exil : son évocation de la Kabylie, toute empreinte de pudeur, rappelle la douleur d'une plaie demeurée à vif, en témoignent des chansons comme d’aghrib d aberrani : exilé et étranger  ay afrux ifilelles : ô hirondelle, oiseau messager  a tamurt-iw aàzizen : ô mon pays bien-aimé.

Propulsé dans le tourbillon du monde moderne, Slimane Azem ne s'est pas contenté de se réfugier dans le giron incertain des valeurs traditionnelles, son regard s'est ouvert grand sur le monde et nous lui devons de véritables poèmes de… politique internationale dans lesquels le ton volontiers satirique n'altère en rien l'acuité du regard : amek ara nili sustâ ? Comment pourrions-nous nous trouver bien ?  Par ailleurs terwi tebberwi : tout est sans dessus dessous  est dans la même veine. Il faut préciser que Slimane Azem, puisant dans le vieux patrimoine berbère, a «fait parler» les animaux, arme subtile mais à peine voilée d'une critique politique acerbe baba ghayu : le perroquet tlata yeqjan : les trois chiens .

En cela il marque une fidélité indéfectible au caractère traditionnellement contestataire de la poésie kabyle, l'une de ses dernières chansons salue avec éclat et avec un titre très évocateur : (ghef teqbaylit yuli was* : sur le Kabyle (ou la Kabylité) se lève le jour), l'émergence de la revendication culturelle berbère lors du printemps 1980.

Enfin dans ce répertoire vaste, riche et plein de nuances, se remarque une absence quasi totale de la poésie lyrique, lorsque cet aspect est effleuré, il ne l'est que par touches extrêmement discrètes; il est certain que ce silence résulte d'un choix, peut-être est-ce le tribut que le poète a consenti à payer afin de briser le tabou lié à la chanson, car on rapporte que Slimane Azem avait le souci d'interpeller les siens au moyen de chansons qui pouvaient être écoutées «en famille», c'est-à-dire en tous points conformes aux règles de la bienséance.

BIBLIOGRAPHIE

AZEM S., Izlan (textes berbères et français), Numidie Music, Paris, 1979.

* La dernière chanson citée (ghef teqbaylit yuli was) ne figure pas dans cet ouvrage car elle lui est postérieure.

 

(Article de D. ABROUS dans
l'Encyclopédie berbère, tome VIII)

 

Voici un lien où vous pouvez écouter l'une des chansons de Slimane Azem :  Tamurt-iw a Tin Aazizen  (ô mon pays bien-aimé), qui est l'une des chansons les plus émouvantes de ce grand Homme de la musique Kabyle. Les paroles  sont indiquées au fur et à mesure. 

 

http://www.kabyles.com/article.php3?id_article=1453

 

mardi 18 avril 2006, a 09:44
Massa Bouchafa

  De son vrai nom  Zaïna Nait Chabane, Massa Bouchafa est née en 1964 à Aïn el-Hammam (ex-Michelet), un village de montagne de Haute Kabylie.

Elle a réalisé sa première cassette en 1989. Après une brillante carrière en Algérie, elle se fait connaître en France où son public est de plus en plus nombreux. La musique de Massa  est composée par son mari, l'auteur compositeur M'hend Bouchafa. Elle estime que c'est grâce aux encouragements de celui-ci qu'elle est devenue la grande chanteuse qu'elle est. Cependant, quelle que soit sa modestie, c'est elle qui est l'auteur de ses textes, revendicatifs et remarquables. Il est évident qu'il y a une symbiose totale entre son inspiration et les compositions de M'hend, qui portent admirablement sa voix. Musicalement, elle a maintenue avec adresse la fidélité à ses racines kabyles et l'ouverture vers d’autres horizons musicaux. La « perle du Djurdjura », comme la surnomment, à juste titre, ses nombreux admirateur reste dans la grande tradition du chant féminin kabyle, qui est d'une grande richesse et qu'elle connaît parfaitement.

Mais loin de rester dans une tradition fermée, elle l'a adapté aussi à la musique moderne, ses CD comportant de nombreux arrangements à bases de synthétiseurs et de guitares électrique. Elle n'a en rien trahi sa vérité de fond : son chant et les percussions viennent de la tradition. Sa voix est magnifique... Massa Bouchafa en concert est un vrai bonheur : outre son chant, elle danse, la danse des femmes kabyles, avec une grâce incomparable...

Elle revendique l'influence Lounis Aït Menguellet, Hanifa, Cherifa et Matoub Lounés, qu'elle écoutait beaucoup dans les années soixante dix, et chante uniquement en kabyle. Elle aussi est en exil : elle a dû fuir l'Algérie avec sa famille en 1994, juste après l'enlèvement de Matoub Lounés. 

Concernant ses textes, elle chante la femme kabyle, dans sa joie et dans sa tristesse.

"Je chante beaucoup la vie de la femme algérienne, kabyle ; ce qu'elle subit du matin au soir. Je chante aussi l'exil, la misère, les problèmes culturels. Dans beaucoup de mes chansons j'ai chanté sur la culture berbère. J'ai chanté sur tout ce qui concerne la Kabylie. Surtout ce qui concerne la vie de la femme : la femme délaissée, la femme abandonnée par son mari, seule avec ses enfants, comme dans la chanson « I djayi, i dja tarwas ». C'est la raison pour laquelle mon public est essentiellement féminin. Je traite beaucoup le problème de la femme dans mes chansons. Je chante aussi beaucoup sur l'amour. Pas uniquement celui qui lie un homme à une femme, mais aussi l'amour de la patrie, celui que donne une mère à ses enfants, comme dans la chanson « chah chah d'arrayiw, chah chah d'i tayriw »"

 En seize ans de carrières,  Massa Bouchafa a sorti au total dix CD et K7. On peut regretter qu'une bonne partie d'entre eux soit difficilement trouvable en France.

 

Voici les paroles de 2 chansons de Massa Bouchafa traduites en français.

 

Yir Rgaz (Homme malveillant)

 

Un homme malveillant

Mérite d'être fouetté avec un bâton.

 

Tu suppliais au départ mon père

Pour qu'il t'accorde ma main,

Maintenant que c'est acquis,

En homme agressif, tu t'es transformé

Sans le savoir j'étais prise

Dans les rets que tu m'a ourdi.

 

A la maison, tu m'as toujours enfermée.

Et tu as emporté les clefs

Matin et soir, toi, tu sorts, et rentre en toute liberté.

Moi, dans les ténèbres, ma vie fût plonger.

 

Ivre à longueur de journée,,

Oisif, ne sachant quoi faire

De mauvaises fréquentations est il entouré,

Pour laisser traîner ainsi des affaires ?

 

Au village un bruit a couru

Disant qu'il a abandonné sa femme légitime

Au détriment des filles de la rue.

Oh Dieu, si je pouvais te confier

Toutes les douleurs qu'il m'a infligées

 

Lhenni (Le Henné)

 

Nous marchons sans désespérer,

De trouver une adorable mariée;

Nous traversons plaines et montagnes,

Jusqu'au village des Aït Ouaghlis.

 

Nous rendons hommage à la mère,

Qui a élevé cette douce mariée

Nous rendons hommage à la beauté du mari,

Semblable à l'étoile scintillante du matin.

 

En l'honneur de l'épouse aux yeux de biche,

Nous irons embellir sa main avec du henné,

Lui faire porter une robe bariolée,

Afin qu'elle augure un bel avenir.

 

Ne te lamentes pas jeune mariée.

Les oncles sont dans la cour de la maison

Non, mais je pleure sur mon exil

Et la mère que j'ai quittée.

 

 

mardi 18 avril 2006, a 09:29
IDIR

 

Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet est né dans un village berbère de Haute-Kabykie, Aït Lahcène en 1949. Ce fils de paysan élevé chez les Jésuites, entreprend des études de géologie et se destine à une carrière dans l'industrie pétrolière. En 73, il remplace une vedette au pied levé sur Radio Alger et interprète une berceuse. Il enregistre ce titre, intitulé "A Vava inouva", en 45 tours avant de partir faire son service militaire.

Cette chanson kabyle avec juste voix et guitare figure comme le premier grand tube venu directement du Maghreb, bien avant le succès d'un Khaled ou d'un Mami. Il représente l'affirmation d'une certaine identité, le retour à des racines ancrées très profondément dans l'histoire de l'Algérie. Il sera traduit dans 7 langues. Après son service, Idir est contacté par la maison de disques Pathé Marconi. Il faut attendre 1976 pour que sorte un premier album sur lequel on retrouve également "I vava inouva". Après un certain succès, Idir écrit à nouveau et enregistre "Ay Arrac Negh" (A nos enfants), un album qui sort en 79.
Pour cet homme discret avec un look sérieux, il est difficile de se fondre dans le monde du show-biz et s'il aime composer, ce qu'il fait pour d'autres, les passages sur scène ne le satisfont que rarement. En conséquence, il s'éclipse environ une dizaine d'années tout en donnant quand même quelques récitals.

Sa carrière est relancée avec la sortie d'une compilation en 1991 de dix-sept chansons de ses deux premiers albums. Après un long procès contre son ancien producteur, Idir a eu la possibilité de réenregistrer ses titres comme le fameux "A vava inouva". Fort de cet appui discographique, il revient donc sur le devant de la scène et passe au New Morning à Paris du 7 au 9 février 92. Il reste le représentant de la communauté kabyle à qui on reconnaît maintenant un statut de précurseur de la world music.

L'année suivante, paraît chez Blue Silver un nouvel album "les Chasseurs de lumières" où il chante ses thèmes de prédilection, l'amour, le liberté et l'exil (qu'il connaît puisqu'il est installé dans la région parisienne depuis 1975). Il introduit à côté des derbouka, flûte et guitare acoustique, les synthés qui donnent une touche de modernité. On peut entendre aussi la voix d'Alan Stivell sur le duo "Isaltiyen". Idir donne ses chansons à écouter au public de l'Olympia à Paris les 26,27 et 28 juin 93.

Homme de conviction, Idir participe souvent à des concerts pour soutenir différentes causes. Le 22 juin 95, plus de 6000 personnes viennent applaudir le chanteur et son ami Khaled, initiateurs de l'association "l'Algérie la vie" qui les ont conviés à un concert pour la paix, la liberté et la tolérance. C'est un triomphe pour les deux artistes qui réunissent à cette occasion les communautés kabyles et arabophones. Idir participe aussi au concert hommage rendu à Matoub Lounes, chanteur kabyle assassiné en 98.

Le retour discographique d'Idir se fait avec "Identités" en 99, album hommage qui réunit de nombreux artistes de Manu Chao à Dan Ar Braz en passant par Maxime Le Forestier ou l'Ecossaise Karen Matheson pour un "A vava inouva 2", mais aussi Gnawa Diffusion, Zebda, Gilles Servat, Geoffrey Oryema et l'ONB. Idir rassemble ici ceux qui prônent l'ouverture culturelle ainsi que la reconnaissance des racines propres à chacun. En décembre, Idir a tout autant d'invités lors des deux soirées qu'il donne à l'Olympia. Autour de lui se succèdent Frédéric Galliano, le guitariste Thierry Robin et l'ONB.

L'identité, il la défend à nouveau en 2001 au cours du 21ème Printemps berbère organisé au Zénith parisien, manifestation qui célèbre la culture berbère. Cette soirée de fête est renouvelée plus tôt que prévu, le 8 juillet 2001, toujours sous la houlette de Idir, lorsque de violentes émeutes ravagent la Kabylie. Le chanteur organise à cette occasion un grand concert toujours au Zénith de Paris où devant une salle pleine, de nombreux artistes soutiennent la révolte du peuple kabyle face au pouvoir central algérien.

En mai 2002, la maison de disques met sur le marché une compilation de nombreux titres de l'artiste, "Deux rives, un rêve". Elle offre la possibilité d'écouter des inédits dont un titre écrit par Jean-Jacques Goldman "Pourquoi cette pluie" qui évoque le terrible déluge qui s'est abattu sur la ville d'Alger en novembre 2001.

Paroles traduites en français de la chanson la plus connue d'Idir, "vava inouva". (Traduction par P.Reesinsk dans le fichier périodique Contes Merveilleux et Fables 1976).

 

Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi.

Le vieux enroulé dans son burnous
A l'écart se chauffe
Son fils soucieux de gagne pain
Passe en revue les jours du lendemain
La bru derrière le métier à tisser
Sans cesse remonte les tendeurs
Les enfants autour de la vieille
S'instruisent des choses d'antan

Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi

La neige s'est entassée contre la porte
L'"ihlulen" bout dans la marmite
La tajmaât rêve déjà au printemps
La lune et les étoiles demeurent claustrées
La bûche de chêne remplace les claies
La famille rassemblée
Prête l'oreille au conte

Je t'en prie père Inouba ouvre-moi la porte
O fille Ghriba fais tinter tes bracelets
Je crains l'ogre de la forêt père Inouba
O fille Ghriba je le crains aussi

lundi 17 avril 2006, a 22:12
Lounis Aït Menguellet

Lounis Aït Menguellet est un chanteur kabyle, né le 17 janvier 1950 à Ighil Bouammas (« le côteau du milieu »), petit village niché dans les chaînes montagneuses du Djurdjura, près de Tizi Ouzou en Grande Kabylie, (Algérie).

Lounis Aït Menguellet est certainement l'un des artistes les plus populaires et les plus attachants de la chanson kabyle contemporaine, un poète qui est devenu le symbole de la revendication identitaire berbère. A propos des évènements qui ont secoué la Kabylie ces dernières années, il dit que, égale à elle-même, la région est un bastion de la contestation et qu’elle a toujours été à l’avant-garde des luttes. « Je parle de la Kabylie à ma façon, afin d’apporter quelque chose pour que les choses évoluent », avant de s’empresser d'ajouter qu'il ne fait jamais de politique.

La carrière de Lounis Aït Menguellet peut être scindée en deux parties selon les thèmes traités : la première, plus sentimentale de ses débuts, où les chansons sont plus courtes et la seconde, plus politique et philosophique, caractérisée par des chansons plus longues et qui demandent une interprétation et une lecture plus approfondie des textes. Ahkim ur nsaa ara ahkim (Pouvoir sans contre-pouvoir), Idul sanga anruh (Le chemin est long), Nekni swarach n ldzayer (Nous, les enfants d’Algérie) : Aït Menguellet choisit délibérément dans ses concerts récents de chanter ces poèmes, plus longs et plus composés, comme une invitation lancée à son public à une réflexion et à une découverte.

En présentant son nouvel album à la presse, le 16 janvier 2005, à la veille de sa sortie le jour de son cinquante-cinquième anniversaire, à la Maison de la Culture de Tizi Ouzou, Lounis a fait remarquer que « l’artiste ne fait qu’attirer l’attention des gens sur leur vécu et interpeller leur conscience. C’est déjà une mission et je ne me crois pas capable d’apporter les solutions aux problèmes ». Aigri par la situation sociale et politique de son pays déchiré, Lounis puise de moins en moins dans son répertoire de chansons sentimentales qui ont caractérisé ses débuts.

 

Biographie

 

Une enfance marquée par la guerre d'indépendance

 

Dernier né d’une famille de six enfants - il a trois sœurs et deux frères -, Lounis Aït Menguellet nait dans le village d'Ighil Bouammas, près de Tizi Ouzou en Grande Kabylie le 17 janvier 1950, un peu plus de quatre ans avant le déclenchement de l'insurrection qui apportera, après huit années d'une guerre sans merci, l'indépendance à son pays.

Il a vécu une enfance difficile, partagé entre sa région natale et Alger où il s'installera un temps chez ses frères Smail et Ahmed. Ses parents exerçaient une activité de commerçants. « Ma famille avait pour tradition le commerce. On avait une sorte de