Pour faire écho à tous les commentaires sur le blog, je prends l'initiative de publier un article sur Brahim Saci.
Je dois avouer que c'est un chanteur que je ne connaissais pas (désolée), je l'ai découvert grâce à un commentaire sur mon blog.
Je vous encourage tous à visiter son site internet, qui je dois le dire, est vraiment TRES BIEN FAIT, et très enrichissant. Ses textes sont extrêmement émouvants.
Auteur, compositeur, interprète algérien, d’expression berbère de Kabylie.
Brahim Saci est né en Algérie, dans un village de Kabylie, Tifrit Naït Oumalek, village célèbre sous la protection du très vénéré Saint Sidi M'Hamed Oumalek. La tradition rapporte que le Saint Sidi M'Hamed Oumalek s’y est établi probablement vers la fin du XIVème siècle. Brahim Saci est l’un de ses descendants.
Jusqu’à l’âge de 10 ans, il passa une enfance heureuse au village. Puis il partit rejoindre son père à Paris . Brahim Saci suit sa scolarité à l’école primaire Eugène Varlin, au collège Gustave Courbet à Pierrefitte, puis au lycée Paul Eluard à Saint-Denis.
Déjà poète adolescent, s’inspirant de Baudelaire (1821-1867), de Rimbaud (1854-1891) et de Nerval (1808-1855), il remporta des prix aux concours de poésie organisés par le lycée Paul Eluard. Très tôt il a baigné dans les Arts, bercé par les chants berbères que fredonnaient sa grand-mère et sa mère. Déjà enfant, il était fort doué en dessin, il devint des années plus tard, dessinateur, caricaturiste, métier qu’il pratiqua durant ses voyages en Allemagne, en Suisse, en Autriche, qu’il continue à pratiquer à Paris.
Après un Baccalauréat littéraire, philosophie, langues, il entame des études universitaires à l’Université Paris VIII, à Saint-Denis. Après une licence, langues étrangères appliquées, affaire et commerce, et une maîtrise en anglais, traduction scientifique et technique, il se passionne pour la musique et approfondit l’écriture
Il devint alors Auteur, Compositeur, Interprète d’expression franco-berbère de Kabylie. Animateur à Radio Beur en 1992, à Radio France Maghreb en 1995, de 1993 à 1997 il présente des rubriques littéraires dans le domaine berbère à Bellovaque FM. A Beur FM de 1996 à 1997, à France Maghreb FM de 1998 à 2000, il présente des rubriques sur l’histoire antique des berbères.
Maissa d'Oran écrit le dimanche 29 juillet 2007, A 19:04
Vous avez un bon blog. Vous ne connaissiez pas Brahim SACI pourtant cet artiste a tant fait à Paris, je le connais depuis l'université paris 8 en 1989 où il a commencé à chanté, je me souviens qu'il a chanté un jour dans un Anphi seul avec sa guitare. C'etait super.
Puis par la suite il a même animé à radio beur, quelques fois ( minuit6h du matin), cet artiste que j'admire beaucoup a beaucoup fait parlé de lui, la presse algerienne ne l'a pas oublié et les clips qu'il a enregistré à BRTV avec ses musiciens sont d'une grande qualité.
Durant les années 90 il a beaucoup fait de radios, il a presenté des rubriques sur l'histoire des berberes à beur fm, à bellovaques fm..etc..
Vendredi 27 juillet Canal Algerie nous a fait plaisir en l'invitant dans
Maissa d'Oran écrit le dimanche 29 juillet 2007, A 19:22
Vendredi 27 juillet Canal Algerie nous a fait plaisir en l'invitant dans l'emission bonjour l'algerie, un echange de parole libre on se croirait en France. L'image qu'a donné canal algerie ce jour là avec Brahim SACI fait plaisir à voir, l'image d'un debat democratique, brahim saci a parlé des feus qui ravagent la kabylie brulant la faune et la flore et les oliviers, il a parlé de climat de desolation, de la souffrance du peuple algerien. .." ce pays que nous aimons on espere qu'il évoluera vers une democratisation et que l'algerie retrouve sa place parmi les plus grandes democraties.." il a cité Mouloud Mammeri, les poemes kabyles anciens, Youcef Ulefki, les isfra de si mohend, si amar boulifa, mouloud Feraoun, l'exil de slimane azem etc... il a dit à peu près ceci.
C'est un artiste cultivé original qui aime son pays l'algerie. Bravo pour votre blog!
J'ai vu cette emission à Canal Algerie, Brahim SACI a parlé des feus en kabylie, grace à Dieu apres cette émission les feus ont cessés dans la region. Grande emission culturelle, Bravo à Brahim SACI cette video est geniale!
louisa de Tizi-Ouzou écrit le mercredi 01 août 2007, A 19:15
J'aime bien votre blog, j'ai effectivement vu cette grande emission " bonjour d'algerie" consacrée à Brahim SACI, c'etait un moment de boheur, Brahim Saci a parlé de culture berbere algerienne et de son amour pour l'algerie. Ce fut vraiment une grande émission, il yavait aussi beaucoup d'humour, le journaliste Mahrez était vraiment bien. Bravo aussi à Canal algerie!
Tasekurt n tizi écrit le dimanche 20 juillet 2008, A 19:16
J'ai aussi vu cette tres bonne émission, si quelqu'un peut la mettre sur dailymotion ou yutube ce serait bien. Voici un article sur Brahim SACI du journal Algérienews du 14 juillet 2008. Bonne lecture à tous!!!
"
Le malaise incommensurable des plus démunis
la ville a du mal à respirer en ce moment. C’est le mois
de juillet mais le soleil est presque absent à Paris. La venue de nombreux dirigeants politiques du monde pour le sommet de l’Union Pour la Méditerranée fait chambouler les plans de circulation dans cette merveilleuse cité, capitale mondiale de la culture.
Sécurité oblige, le parcours de nombreux bus est dévié. Mais Paris ne vit pas uniquement pour cette rencontre politique dont on sait d’avance l’incertitude de ses résultats. Paris est plutôt une halte
incontournable pour les artistes et les rêveurs. Brahim Saci en fait partie. Avec sa guitare en bandoulière, il ne cesse de parcourir les nombreux bistrots algériens, après son travail au service culturel de la mairie de Paris. Universitaire, Brahim Saci a fait l’ensemble de sa scolarité à Paris mais il est resté toujours à l’écoute de ce qui se passe en Algérie, son pays natal.
#7
Kahina d'Azazga écrit le mercredi 15 août 2007, A 17:49
Deux faits saillants à retenir lors du direct de Brahim Saci sur Radio Soummam le 9 août 2007 à Vgayet : La culture et la démocratie font corps chez cet artiste émerite qui fonde sa démarche artistique sur une recherche assidue autour de l'art en général .
Ce jour là Brahim a fait montre d'un savoir-faire culturel qui le place assurèment à un niveau sur lequel la chanson kabyle peut compter pour la sortir de l'ornière dans laquelle de pseudo chanteurs veulent l'enterrer .
En quelques minutes il a dressé l'état des lieux de la chanson kabyle , parlé de sa problèmatique et suggéré des solutions quant à sa réelle prise en charge par ses propres enfants qui doivent faire oeuvre de création cela en comptant sur un environnement qui doit se montrer plus attentif à ce qu'ils font .
Kahina d'Azazga écrit le mercredi 15 août 2007, A 18:02
Avec beaucoup de tact , il a évoqué la situation peu reluisante dans laquelle se trouve la Kabylie qu'il porte dans son coeur .
Il a suggéré des solutions aux problèmes que rencontre la chanson kabyle qui doit compter sur ses propres enfants pour s'en sortir .
Sa culture polyvalente , dont une longue expérience en tant qu'animateur radiophonique a fait que sa pretation avec le non moins lumineux animateur Hocine Smaïli qui a introduit l'émission en lançant au technicien Saïd Adnani "si je te disais qu'aujourd'hui radio Soummam a fait venir Slimane Azem?
Il ne se trompait pas quand on a entendu la voix du chanteur qui ressemble beaucoup à celle du chantre de la chanson kabyle Slimane Azem dont il est l'incarnation aujourd'hui .
Ses chansons sont porteuses de messages d'espoir et de paix . Sources d'inspiration pour tout artiste de surcroît kabyle qui revendique sa culture dans sa terre subjugante de verdure dans laquelle les cendres n'ont pas de place.
Tasekurt n tizi écrit le dimanche 20 juillet 2008, A 19:26
.......
C’est au début des années 90, qu’il enregistra son premier album de
musique chaâbie. Sur les traces de son idole de toujours, Slimane Azem, il séduit de nombreux mélomanes, de création en création. Quand on écoute Brahim Saci chanter, on a l’impression d’entendre
Slimane Azem, excommunié des médias algériens durant de longues années. La poésie de Brahim Saci, écrite en kabyle et en français, est limpide et profonde ; elle raconte la réalité de l’immigration et de l’Algérie sans aucune tricherie. Elle est à l’image de l’homme qu’il est : un être sensible et généreux, essayant tout le temps d’aider les uns et les autres. Brahim Saci est aussi un grand lecteur : son appartement dans le 20eme arrondissement de Paris est plein de livres. Tout ce qui s’écrit sur l’Algérie, on peut le trouver chez lui. Brahim Saci est conscient des malheurs de l’exil. Loin des
siens, la solitude est souvent amère. «Ne me comprennent que ceux qui ont marché sur mes pas. Cependant le génie de la création ne doit pas faire oublier la grande solitude intérieure, nécessaire pour aller au plus profond de soi-même et pouvoir en ressortir le meilleur. Il est bon d’être seul car la solitude est difficile à vivre, et plus une chose est difficile, plus elle doit être pour nous une raison de nous y attacher.
Tasekurt n tizi écrit le dimanche 20 juillet 2008, A 19:29
C’est au début des années 90, qu’il enregistra son premier album de
musique chaâbie. Sur les traces de son idole de toujours, Slimane Azem,
il séduit de nombreux mélomanes, de création en création. Quand on
écoute Brahim Saci chanter, on a l’impression d’entendre
Slimane Azem, excommunié des médias algériens durant de longues années.
La poésie de Brahim Saci, écrite en kabyle et en français, est limpide et
profonde ; elle raconte la réalité de l’immigration et de l’Algérie sans aucune
tricherie. Elle est à l’image de l’homme qu’il est : un être sensible et
généreux, essayant tout le temps d’aider les uns et les autres. Brahim Saci est aussi un grand lecteur : son appartement dans le 20eme
arrondissement de Paris est plein de livres. Tout ce qui s’écrit sur
l’Algérie, on peut le trouver chez lui. Brahim Saci est conscient des malheurs de l’exil.
Tasekurt n tizi écrit le dimanche 20 juillet 2008, A 19:35
Loin des
siens, la solitude est souvent amère. «Ne me comprennent que ceux qui
ont marché sur mes pas. Cependant le génie de la création ne doit pas
faire oublier la grande solitude intérieure, nécessaire pour aller au
plus profond de soi-même et pouvoir en ressortir le meilleur. Il est bon
d’être seul car la solitude est difficile à vivre, et plus une chose est
difficile, plus elle doit être pour nous une raison de nous y attacher.
C’est de la peine que naît la création, comme une pluie fertilisante que la
terre attend avec impatience, comme un acte de charité, un lien entre la
poésie et la mystique. Donner sans rien attendre en échange, même si les
poèmes sont payés avec tant de souffrances. Il y a une nécessité de dire pour
ne pas sombrer. Aborder l’art avec amour car seul ce sentiment profond permet
de le saisir», me dit-il. Brahim Saci revient périodiquement en Algérie. Mais il est parfois triste
de constater la perte de certaines valeurs dans le pays de ses ancêtres
: comme le manque de solidarité, la course effrénée vers l’argent facile ou
encore le malaise incommensurable des plus démunis. Le plus grand souhait de Brahim Saci, c’est de voir une société civile autonome
s’attaquer aux vrais problèmes. Ce souhait de l’artiste est certainement
partagé par une foule d’individus
Akli d'Azazga écrit le mercredi 23 juillet 2008, A 18:16
J'ai lu cet article de Youcef Zirem sur Brahim SACI avec beaucoup de plaisirs, enfin un artiste qui pense à la detresse du peuple algérien sans distinction...Il est vrai que la course à l'argent facile fait oublier ceux qui peinent à vivre et ceux qui n'ont que leurs yeux pour pleurer .Il ya dans cet article une grande reflexion, à quand l'organisation de la socité civile???